L'institut Nord-Sud

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Économies émergentes

UN Photo - Kibae Park - Busan - 2011

Les retombées de la crise financière mondiale de 2008-2009 et les interventions subséquentes menées par les pays industrialisés avancés pour sauver leurs économies ont soulevé des incertitudes quant aux perspectives de croissance mondiale, mais elles donnent aussi une rare occasion de revoir sérieusement l’approche traditionnelle de la politique de développement. Dans le but de créer la prospérité, cette approche met généralement l’accent sur le rôle des mécanismes du marché plutôt que celui du gouvernement. Ces conventions ont toutefois été renversées durant la crise, alors que les pivots des systèmes du libre marché ont dû passer par le sauvetage de banques, d’autres entreprises du secteur financier et même de constructeurs de véhicules automobiles.

Parallèlement, de nouvelles voix influencent le débat qui fait rage sur la politique de développement. Puisqu’elles ont engagé un processus de réforme moins conformiste, les principales économies émergentes, comme le Brésil, l’Inde et la Chine, ont su s’orienter judicieusement tout au long de la crise financière et elles ont connu une solide reprise qui a davantage légitimé leurs processus d’élaboration de politiques. En ce sens, certains prétendent que cette « force de l’exemple » oblige les décideurs de pays développés et en développement à se tourner de plus en plus vers les marchés émergents pour y puiser des conseils pratiques et de l’inspiration en matière de politiques.

Alors que les marchés émergents font aujourd’hui l’objet d’une si grande attention dans la population, il serait exagéré de considérer ces pays comme faisant partie d’un groupe homogène. Une compréhension approfondie des conditions et des institutions nationales est nécessaire afin d’accroître notre connaissance des facteurs de croissance et de mieux adapter et calibrer les expériences des réformes menées dans les économies émergentes au profit des autres pays en développement. Une analyse plus exhaustive doit être menée à l’échelle nationale et infranationale afin de comprendre les motivations de ces économies dans leurs engagements internationaux en matière de croissance.

Nos recherches ont pour objectif de brosser un portrait global de la complexité des processus de réformes nationaux adoptés dans les principales économies émergentes. Le but est non seulement d’accroître les interactions et les échanges politiques entre les pays en développement, mais aussi d’aider à trouver des solutions de rechange viables et pragmatiques à ce qui, encore récemment, était considéré comme les « pratiques exemplaires » en matière de conseils stratégiques.

Publications

(uniquement disponible en anglais)

Note d’analyse: Commerce, investissements et flux d’aide Sud-Sud, par Daniel Poon (INS), juin 2013.

Note d’analyse: La Chine bloque-t-elle le développement économique?, par Daniel Poon (INS), juin 2013.

Note d’analyse: Espaces et outils politiques Sud-Sud, par Daniel Poon (INS), juin 2013.

Rapport: Dimensions temporelles de la politique Sud-Sud, par Daniel Poon (INS), septembre 2012.

Commentaire: World Economic Forum (on Africa) meets the BRICS, par Daniel Poon pour Conseil International du Canada (CIC) OpenCanada.Org, mai 10 2013.

Commentaire: A Pivot to Asia? Canada’s ‘Real’ Globalization, par Daniel Poon dans Policy Options, Vol. 33 Numéro 8, septembre 2012, p 42-47.

Commentaire: China’s move up the value chain: Implications for Canada, par Daniel Poon dans Canadian Foreign Policy Journal, Vol. 18 Numero 3, septembre 2012, p 319-339.

Présentation: Chinese Soft Power: A window for development?, présenté à la conférence internationale, “China and the World after the 18th NCCPC,” février 2013,  Montréal.

Projet: Les BRICS et le cycle de Doha de L’OMC, dirigé par Pablo Heidrich, 2009.

Pour plus d’informations:

Rodney Schmidt
Vice président recherche