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SONDAGE
108 pays, inclus le Canada, ont signé la Convention sur les sous- munitions interdisant l'utilisation, la production, le stockage et le transfert des sous-munitions et qui est devenue loi universelle le 1er août. Avec la Chine, les États-Unis et la Russie parmi les non-signataires, croyez-vous que la convention aura toujours l'impact désiré ?
Oui
Non
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Résultats du sondage
 

 

Le Rapport canadien sur le développement 1999 (RCD 1999) présente des douzaines d'organisations canadiennes qui s'emploient à créer un monde plus juste. Il examine ainsi les façons dont la société canadienne soutient l'expression collective de la justice sociale, économique, politique et environnementale, tant à domicile qu'à l'étranger. Chaque chapitre aborde les mesures prises par les organisations de la société civile cana-diennes dans une sphère d'activité ainsi que les grandes questions auxquelles chacune d'elles
doit faire face. Pris ensemble, tous les chapitres de ce rapport font le bilan d'un secteur de la société dynamique et engagé, dont les efforts ont été couronnés de succès, souvent contre vents et marées.
Le 1er mars 1999, à midi, les cloches du monde entier carillonnaient l'entrée en vigueur du Traité d'Ottawa, comme on désigne aujourd'hui la Convention sur l'interdiction de l'emploi, du stockage, de la production et du transfert des mines antipersonnel et sur leur destruction. Cet événement mérite d'être souligné, ne serait-ce qu'en raison de la rapidité avec laquelle la Convention a pris force de loi. Comme certains politologues ont pu le dire, il s'est agi d'un conte de fées où David triomphe de Goliath, et le nouveau partenariat entre la société civile et les États de même sensibilité, qui ont rendu possible l'existence de ce traité, a été annoncé comme préfigurant l'avènement d'un « superpouvoir ».

Le succès de la campagne mondiale visant à interdire les mines antipersonnel a été retentissant. Pourtant, ce n'est là qu'un seul exemple de la façon dont s'y prennent les organisations de la société civile, qu'il s'agisse d'églises ou de partis politiques, d'associations de guides ou de clubs sportifs, pour amener le changement, quel qu'il soit, tant ici qu'à l'étranger (voir l'encadré 1).

TACTIQUES ET SUCCÈS

Les OSC canadiennes ont recours à toute une gamme de tactiques privées et publiques pour atteindre leurs objectifs : prises de contact individuelles; revendication publique du changement; lobbying national et international; création de coalitions, de réseaux et de partenariats; lancement de campagnes médiatiques et éducatives pour sensibiliser l'opinion publique; contrôle de l'action gouvernementale et dénonciation des échecs; lancement d'initiatives locales, nationales et mondiales; soutien aux groupes existants; et intervention sur la scène internationale. Les OSC travaillent avec des particuliers, des groupes et des coalitions; ouvertement en public ou discrètement en coulisse; dans les salles de réunion privées, dans les organisations internationales et sur Internet. Elles sont également présentes sur le terrain, au Canada et à l'étranger, pour mettre en œuvre programmes et projets.

Et nombreux sont les succès qu'elles ont remportés. En voici quelques-uns :

  • Depuis 1972, des groupes de recherche et d'intérêt public sur les campus partout au Canada ont attiré l'attention sur les problèmes écologiques. Parmi les activités récentes, citons leurs travaux d'avant-garde sur la Baie James au Québec, le barrage de Narmada en Inde et celui des Trois Gorges en Chine.
  • Un réseau d'OSC qui s'étend à au moins 70 pays — dont au Canada, le Conseil des Canadiens — a joué un rôle déterminant pour mettre fin aux négociations de l'Accord multilatéral sur l'investissement en 1998. Cette alliance a réussi à mettre les négociations sous le projecteur, à expliquer à tous ce que seraient ses répercussions, et à contester l'Accord en fonction des principes démocratiques et des droits de la personne.
  • Le Global Network on Food Security a réuni le gouvernement canadien, le secteur privé et les organisations de la société civile pour définir ensemble la position du Canada au Sommet mondial de l'alimentation de 1996 et les engagements canadiens au titre du Plan d'action national pour la sécurité alimentaire qui lui a fait suite.
  • Le CCASF et Intercede, groupe de défense des droits des employées domestiques au Canada, se sont joints à des groupes de femmes d'Asie et du Pacifique pour organiser la Deuxième conférence des femmes contre l'APEC et la Journée internationale de protestation à l'occasion des réunions du Forum de la Coopération économique Asie-Pacifique en 1997.
  • En 1997, CUSO et Inter Pares, en partenariat avec quatre ONG du Bangladesh, ont contribué à mettre la traite des femmes et des enfants à l'ordre du jour de la Réunion des chefs de gouvernement de l'Association sud-asiatique de coopération régionale, ce qui a débouché sur une convention régionale portant sur cette question.
  • Le Centre canadien d'étude et de coopération internationale (CECI) a réuni les parties en conflit au Guatemala, en Afrique occidentale, au Burundi et en Haïti pour qu'elles apprennent les techniques de prévention des conflits et qu'elles élaborent des plans d'action.

 

Le travail de la société civile est important pour l'économie et la société en général. On estime en effet que le secteur canadien du bénévolat assure pour plus de 3 000 $ de services par personne. Chaque année au Canada, plus de 1,1 milliard d'heures sont données par seulement 75 000 œuvres de bienfaisance et près de 90 milliards de dollars passent entre leurs mains sous formes de subventions publiques et autres dons individuels ou corporatifs. Plus important encore, la moitié des Canadiens — soit plus de 12 millions de personnes — jouent un rôle actif au sein d'une quelconque organisation de la société civile.

 
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